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Rapport Darroisde Jean-michel 09/23/2008 12:10 Pour ceux que cela intéresse, voilà un projet de rapport qui devrait être remis au Gouvernement au 1er octobre... Et qui devraient intéresser les juristes.... <> copier/coller 5. Conclusions et route à suivre 69 Le présent chapitre propose un aperçu des principales conclusions de l'étude.  L'étude fournit des preuves convaincantes que les systÚmes déréglementés (ou les systÚmes affichant des niveaux inférieurs de réglementation restrictive) produisent de meilleurs résultats en général pour les consommateurs en termes de prix et de choix. Elle conclut également qu'il n'y a aucune preuve étayant l'hypothÚse selon laquelle des niveaux plus élevés de réglementation et de prix conduisent à des niveaux plus élevés de qualité du service (mesurée au sens large).  Parmi les quatre types de systÚmes de réglementation examinés (systÚme notarial latin traditionnel et fortement réglementé, systÚme notarial déréglementé néerlandais, systÚme d'avocats et systÚme scandinave d'agents immobiliers agréés), l'étude constate que le systÚme notarial latin traditionnel - qui présente les niveaux les plus élevés de réglementation restrictive, y compris l'utilisation d'échelles d'honoraires imposés et de numerus clausus â est le moins performant sur tous les plans. o Les pays du systÚme notarial latin sont généralement plus coûteux que ceux du systÚme néerlandais déréglementé, du systÚme d'avocats ou du systÚme scandinave, en particuliÚrement pour les transactions de valeurs élevées (c'est-à -dire 250 000 ⬠et plus) et affichent certains des honoraires juridiques relatifs les plus élevés (France, Belgique et Italie par exemple). Les échelles d'honoraires imposés utilisées sont souvent de nature trÚs arbitraire et reflÚtent mal les coûts réels de la fourniture des services car elles sont généralement calculées en pourcentage de la valeur transactionnelle. Ceci engendre également d'importantes distorsions dans les revenus des notaires qui reflÚtent le bienêtre général de la région dans laquelle leur étude se situe. L'argument de subventionnement croisé (où les honoraires élevés pour les transactions de valeurs élevées "subventionnent" les honoraires plus réduits pour les transactions de valeurs moindres) ne tient également pas dans tous les cas examinés, à la possible exception d'un pays. o Il est également trÚs frappant de constater que dans l'évaluation du service, presque toutes les places de la "moitié inférieure" du classement sont occupées par des pays du systÚme notarial latin. Ceci est significatif et indique que les utilisateurs des systÚmes notariaux latins payent des prix élevés sans obtenir de "meilleurs services". En effet, les résultats permettent de conclure qu'un meilleur service est fourni dans les pays moins réglementés où les services sont également généralement moins coûteux. Ce qui balaie la théorie selon laquelle des niveaux élevés de réglementation mÚnent à de meilleurs services et résultats pour les consommateurs. A l'heure actuelle, les consommateurs qui n'ont d'autre choix que de recourir à des services notariaux latins n'obtiennent donc généralement pas un bon rapport qualité-prix.  L'étude de cas néerlandaise fournit un aperçu utile des conséquences d'une déréglementation des services notariaux et fournit des preuves empiriques des effets positifs que la déréglementation peut avoir sur le bien-être du consommateur. Le modÚle néerlandais est une version modernisée du systÚme notarial latin, où la tarification imposée et le numerus clausus (deux des formes les plus radicales de réglementation) ont été supprimés. Ce qui a permis une différenciation des prix et a donné aux consommateurs la possibilité de négocier les honoraires. L'étude de cas montre que le consommateur moyen qui achÚte un panier de services notariaux est beaucoup mieux loti. Il y a également eu une hausse du nombre de notaires et l'innovation est sur la pente ascendante avec l'émergence de nouvelles structures d'entreprise et l'utilisation plus généralisée de la technologie de l'information. Elément essentiel: la qualité n'en a pas souffert et en fait, le service à la clientÚle et sa satisfaction ont été accrus, vu que la suppression des honoraires imposés a incité les notaires à se faire concurrence en matiÚre de standard de service.  L'étude de cas allemande montre que la réglementation actuelle pour les notaires en BaviÚre (restrictions d'accÚs géographiques et marges élevées pour assurer une couverture géographique élevée) ne peut pas être soutenue empiriquement et prouve à nouveau que la déréglementation des prix et des restrictions d'accÚs améliore le bienêtre des consommateurs.  Les preuves sont indiscutables: la réglementation du systÚme notarial latin de beaucoup d'Ãtats membres doit être révisée et la réglementation actuelle, en particulier l'utilisation d'échelles d'honoraires imposés et de restrictions d'accÚs absolues (par exemple le numerus clausus), a un effet global négatif plutÃŽt que positif sur le bien-être des consommateurs et le standard des services notariaux (c'est-à -dire la qualité mesurée au sens large). L'étude constate que la réglementation actuelle ne peut se justifier selon le test de proportionnalité (c'est-à -dire qu'elle sert un objectif d'intérêt public clairement défini, elle est objectivement appropriée pour atteindre l'objectif, elle constitue le moyen le moins restrictif de la concurrence pour atteindre cet objectif) et est problématique du point de vue du marché intérieur et de la concurrence.  L'étude pose des questions plus larges également. Le transfert de biens doit-il rester un droit exclusif de certaines professions ? Il ne semble pas proportionné ou justifiable d'empêcher les avocats d'assurer des services de transfert de biens dans les pays de systÚme notarial latin, alors qu'ils ont le droit de traiter des questions bien plus complexes comme les fusions et les acquisitions. Ceci dit, il est également trÚs contestable de réserver les services de transfert de biens aux seuls notaires et avocats. Comme les études de cas anglaise et suédoise le montrent, d'autres professionnels qualifiés et agréés (par exemple les rédacteurs agréés d'actes de transfert de biens et les agents immobiliers agréés) peuvent également fournir des services de bonne qualité. Ceci peut promouvoir la concurrence au profit des consommateurs, comme indiqué dans l'étude de cas anglaise où l'introduction des rédacteurs agréés a contribué à réduire la discrimination de prix et où une structure de prix forfaitaires est apparue. Avec à la clé des avantages considérables pour les consommateurs. Le gouvernement britannique poursuit sa réforme, avec une législation qui offre aux supermarchés et fournisseurs financiers la possibilité de proposer des "guichets uniques" de services professionnels, comme des services d'achat de logements, ouvrant ainsi la voie à une plus grande concurrence sur le marché des services de transfert de biens.  Il semble particuliÚrement difficile de comprendre pourquoi l'intervention obligatoire de notaires dans les transactions commerciales est nécessaire, alors que souvent ils reprennent simplement des contrats préparés par les avocats des parties et que leur intervention est synonyme simplement de davantage de bureaucratie et de coût. Cette remarque vaut également pour les transactions de consommateurs dans certains pays du systÚme notarial latin (la Slovénie par exemple) où les consommateurs recourent habituellement à un avocat pour les représenter et veiller à leurs intérêts, mais sont toujours contraints de faire appel aux services d'un notaire pour certains éléments de la transaction. L'avocat prépare souvent les contrats et entreprend les vérifications nécessaires, et passe ensuite ces contrats à un notaire qui peut alors transposer les informations dans un acte notarié pour signature par les parties.  Reste encore la question de savoir si l'intervention obligatoire de professionnels dans les transactions de transfert de biens se justifie pour des raisons de protection des consommateurs et de certitude juridique. Dans des pays comme l'Autriche et la SuÚde, il est possible pour les consommateurs de se charger eux-mêmes des procédures et contrats standard, en utilisant des formulaires préétablis et en demandant personnellement l'enregistrement. Le Danemark examine actuellement la façon d'aider les parties privées s'occupant elles-mêmes des transactions immobiliÚres dans le cadre des efforts du gouvernement pour abaisser les coûts liés à l'achat de biens immobiliers. 70 En conclusion, la présente étude soulÚve une multitude de questions sur la réglementation actuelle de ce marché et plus particuliÚrement la réglementation de la profession notariale latine (prix imposés et numerus clausus), l'intervention obligatoire de certains professionnels dans le transfert de biens et leurs droits exclusifs dans ce domaine. Elle montre que le bien-être du consommateur est accru dans des systÚmes déréglementés et que les systÚmes notariaux latins fortement réglementés (avec prix imposés et numerus clausus) peuvent être spécialement critiqués car ils génÚrent d'importants désagréments pour les consommateurs sous la forme de prix plus élevés sans aucun gain de qualité à l'avenant. Route à suivre 71 "La liberté de choix" constitue l'essence de tout marché qui fonctionne bien et est un droit fondamental de tout consommateur bien informé. Pour la plupart des ménages, le logement constitue le plus grand bien. La décision d'acheter un logement est l'une des décisions financiÚres les plus importantes auxquelles un ménage doit faire face. Jean-Pierre Ferret, vice-président du Conseil supérieur du notariat français, a déclaré dans le communiqué de presse du Conseil des Notariats de l'Union européenne (1er octobre 2007) "⊠l'acte qu'il signe n'est pas seulement l'investissement financier le plus important de toute sa vie, ce n'est pas seulement l'endettement le plus lourd et le plus long qu'il contracte, c'est aussi l'acte dont il attend une vie paisible en famille. Pour cette seule raison, cet acte doit être entouré des plus grandes garanties lesquelles ont un coût". 72 Cette analyse complÚte, tant qualitativement que quantitativement, du marché des services de transfert de biens de 21 pays de l'UE montre clairement que la signature d'un acte d'achat de logement est en effet "entourée des plus grandes garanties" même lorsque le marché est déréglementé. La question est alors : cette garantie doit-elle être proposée à un coût disproportionnellement élevé et existe-il de meilleures façons de fournir cette garantie aux consommateurs ? 73 D'aprÚs les preuves récoltées, nous sommes d'avis que les Ãtats membres qui recourent à un systÚme notarial latin feraient bien d'accroître le choix des services juridiques de transfert de biens et promouvoir la fourniture de services affichant un meilleur rapport coût-efficacité pour les consommateurs. Pour ce faire, ils devraient agir pour démanteler toute réglementation excessivement restrictive comme la tarification imposée et le numerus clausus pour les notaires latins. Epinglons également la question de la réservation de ce marché aux notaires dans beaucoup d'Ãtats membres et de l'ouverture ou non de ce marché aux avocats et à d'autres professions dûment agréées (rédacteurs agréés d'actes de transfert de biens et agents immobiliers agréés par exemple). Nous invitons les Ãtats membres à envisager l'ouverture de ce marché à ces autres professionnels. L'étude a également posé des questions plus larges sur la véritable nécessité de l'intervention obligatoire de professionnels dans le transfert de biens. Ne s'agit-il pas là d'une charge financiÚre supplémentaire pour les consommateurs et les entreprises ? <> fin du copier/coller Mon commentaire est qu'il faut lâcher aux avocats ce qu'on compte leur prendre sur les nouvelles procédures du divorce simplifié... Si on ne veut pas les voir dans la rue... Quant aux notaires.... Ben ils ont quelques soucis à se faire, car ce que disent les cabinets des hypothÚques à propos de la régularité de leurs actes ne plaident pas en leur faveur.... 25% seraient rejetés à l'heure actuelle, pour erreur dans la rédaction.... -- Jean-Michel- jmkdb
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